
DIDIER BOYAC. A 60 ans, Didier BOYAC prouve que pour voyager loin, il n’est pas toujours nécessaire de passer par le péage de l’A7. Né à Carpentras mais Malemortais d’adoption depuis 35 ans, cet artiste peintre a transformé son confinement forcé (imposé par une santé capricieuse qui le garde à domicile), en une véritable expédition chromatique. Depuis le 18 avril, ses œuvres s’exposent et racontent une dualité fascinante : d’un côté une Provence qui explose de vie sous des coups de pinceaux vibrants, entre ruelles ensoleillées et rivières chantantes, de l’autre, des toiles plus sombres, reflets pudiques d’une jeunesse aux teintes plus graves. Si la maladie l’oblige à rester entre ses quatre murs, Didier, lui, s’évade par la fenêtre de son chevalet. On y retrouve toute l’âme de nos villages, avec une générosité qui ferait presque oublier que l’artiste ne peut plus aller s’accouder au zinc du café du village. Ses tableaux sont autant de fenêtres ouvertes sur un monde qu’il réinvente chaque jour, prouvant que si ses jambes lui font défaut, son imagination elle, court toujours. Une exposition qui rappelle avec éclat que l’art est le plus beau des passe-murailles, surtout quand il a le talent de Didier BOYAC.
Quelques tableaux de Didier
Vernissage: avril 2026



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