L’école à Malemort

Déc 22, 2025Patrimoine0 commentaires

LA SCOLARITÉ A  MALEMORT

DE GRÉGOIRE SALVIATI À JULES FERRY (1750-1900)

Grâce aux archives diverses de Malemort nous savons qu’au XVIIIe siècle les garçons recevaient une instruction dans la maison consulaire du village. Il y avait eu des tentatives, au cours du siècle précédent, d’implanter  une école sous la responsabilité d’un instituteur nommé par le conseil des notables sous la direction des consuls. Les résultats avaient été très irréguliers…

– 1761 – Grégoire SALVIATI, tout récemment nommé Vice-Légat du  Pape pour l’Etat d’Avignon et le Comtat-venaissin, en sa visite à Malemort le 29 avril, reconnut officiellement la nécessité de l’établissement en ce lieu d’une maison d’école pour l’éducation des filles et ordonna que le conseil prenne une délibération en vue de cet établissement et fixe l’honoraire de la maîtresse. A partir de cette époque, l’enseignement fut dispensé à Malemort de manière plus régulière. Le salaire de l’instituteur et de l’institutrice fut voté et prélevé sur le budget communal. En principe un logement devait également leur être attribué. Les filles recevaient également un peu d’instruction dans l’ Hôpital Hospice et dans le logement privé des sœurs de l’Hôtel Dieu (bâtiment aujourd’hui disparu).

– 1768 – Une maison d’école gratuite des filles s’ouvre à Malemort. La dite maison d’école fut léguée par Michel NEYRON apothicaire, viguier de 1737 à sa mort survenue le 12 février 1768. Étant célibataire et sans enfant il laisse sa maison par voie de fondation aux Sœurs du Cœur de Marie de Carpentras pour l’établissement d’une école gratuite  des filles. En vertu de la fondation, deux Sœurs occuperont la maison avec obligation de faire l’école gratuitement aux filles – savoir lire, écrire et couture. Elles devront se retirer en 1793, à l’époque de la fermeture des églises par la Convention. La  maison sera vendue comme bien national et acquise par Jean Baptiste BOY le 30 nov.1796.

 

 

La révolution, premier Empire et Restauration

Du fait de la Révolution, la société a beaucoup changé. Les pères de familles désirent faire instruire leurs enfants, et de préférence les garçons pour leur permettre d’acquérir une notoriété, un statut, un métier et parce que c’était les hommes qui devaient faire vivre la famille selon des mœurs du  moment. L’instruction sera donc principalement donnée aux garçons. Et puis on voulait de plus en plus pouvoir s’informer par soi même, savoir lire les notes, les lettres que l’administration se contentait jusqu’alors de communiquer oralement aux habitants (dont la plupart étaient aux champs !) par le crieur public dont le rôle perdurera jusqu’au milieu du XXe siècle, attribué le plus souvent au garde champêtre, au son du tambour ou du clairon.

 

 

Les instituteurs

L’Abbé Laurent JEAN, prêtre de Cavaillon assermenté depuis le 22 septembre, est nommé instituteur le 29 septembre 1792 (à la place d’un « incapable »). Il est destitué à son tour le 29 janvier 1793. 1793 – Bernard Xavier ESCOFFIER 1794 -Le 20 Floréal an II – 3 mai 1794, On signale qu’il y a à Malemort deux instituteurs publics, qui sont les citoyens Claude REYNARD et Bernard Xavier ESCOFFIER, celui-ci d’après certificat de civisme du 16 mai 1793 est donné comme résidant à Malemort en qualité de « régent » de l’école depuis environ 2 mois, c’est à dire depuis fin mars 1793 ( après l’Abbé JEAN).  L’Abbé DENOVES nous apprend qu’en 1805 les maisons d’écoles ont été vendues par la Nation, qu’il ne reste que l’appartement du ci-devant « Régent » à la mairie et que les instituteurs reçoivent leurs élèves dans leur maison. 1805 – Antoine MARTIN instituteur (30 élèves) – Jusqu’en 1806 – (Claude REYNARD 12 élèves), l’instruction donnée est : lecture, écriture, latin et arithmétique. De 1806 à 1830 – Pierre Stanislas MOREL. Le 27 Août 1826, il est dit que « l’instruction de cette commune est confiée pour les garçons depuis 18 à 20 ans à monsieur Pierre Stanislas MOREL, qui ne reçoit de la commune qu’une modique somme et une indemnité de logement ». Pierre Stanislas MOREL était issu d’une famille très religieuse de Venasque. Il exerça les fonctions de greffier du tribunal de police de Malemort et celle d’instituteur jusqu’au mois de Novembre 1830. Sa retraite s’imposait à cause de son âge avancé. Peu à peu les élèves s’étaient retirés de son école. 1830 – Charles PAMPHILE le remplaça, mais on tint dès lors à avoir un second instituteur. 1831 – François Xavier BENISTANT fut nommé par le maire Jacques Lazare GASQUI, avec en 1833 un traitement de 80 fr et un logement. Il tenait aussi les fonctions de secrétaire greffier – 1841 – Théodore François BERAUD. 1864 – Jacques CRESSEL âgé de 31 ans et Emile GUINTRAND adjoint.

Pour l’enseignement dispensé aux filles, on dispose de peu de précisions.  Anciennement et dès 1768, il était confié aux Sœurs du Saint cœur de Marie de Carpentras, puis pendant la révolution, à Marie Anne MORARD ex religieuse. Il y eut sous la Révolution, par périodes, entre deux créations d’établissement réservés aux filles, des tentatives d’enseignement mixte (elles s’y trouvaient en très forte minorité). Lorsque cela fut possible, l’instruction réservée aux filles reprit, puisqu’une information de 1805 précise que « l’instruction est dispensée par une Sœur, dans les appartements des Sœurs à l’hôpital hospice de Malemort : 20 élèves qui apprennent à lire, écrire et coudre ».

 

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