Félix Gras

Mar 24, 2021Personnalités0 commentaires

Nous souhaitons par cet article, raviver la mémoire des anciens du village sur le personnage de Félix GRAS, Malemortais de naissance et permettre aux nouveaux habitants de faire connaissance avec notre poète et écrivain de langue provençale.

Félix GRAS est né le 3 Mai 1844 à Malemort, fils de Jean Pierre Gras et de Marie Rose Bouscarle, agriculteurs aisés du village.

L’ascension sociale du grand-père de Félix GRAS, Pierre

Ele se fera par l’éducation. Rappelons qu’à cette époque l’éducation était encore payante et seuls en bénéficiaient les garçons et plus que rarement les filles ! Félix GRAS, comme son père qui deviendra géomètre, continuera ses études secondaires en 1854 au collège de sainte Garde à Saint Didier. En 1858  il poursuivra ses études au pensionnat des frères de Béziers jusqu’en 1860. Sa sœur Rose Anaïs recevra une éducation poussée et fréquentera le cercle des poètes d’expression provençale. Elle y fera connaissance de Joseph ROUMANILLE qu’elle épousera en 1863. Joseph ROUMANILLE est l’un des fondateurs du Félibrige.

 

Le Félibrige

est une association fondée par sept jeunes poètes et amis provençaux au château de Font Ségugne à Châteauneuf de Gadagne en Vaucluse (propriété de la famille GIERA) le 21 Mai 1854, jour de la sainte Estelle. Ces jeunes gens étaient : Frédéric MISTRAL, Joseph ROUMANILLE, Théodore AUBANEL, Jean BRUNET, Paul GIERA, Anselme  MATHIEU, Alphonse TAVAN. Leur but était de restaurer la langue provençale, d’en codifier l’orthographe et de faire vivre les us et coutumes (folklore) qui s’y rattachaient. Action appliquée au parler provençal dans un premier temps qui s’étendra très rapidement à l’ensemble des parlers d’Oc dès la fin du XIXe Siècle.

 


Félix Gras

Ses liens familiaux favoriseront la vocation du jeune Félix GRAS installé à Avignon comme clerc de notaire de 1863 – 1868, chez Me Jules GIERA ( frère de Paul, un des fondateurs du félibrige). Félix fréquente assidument les assemblées poétiques provençale où il écrit et lit ses premiers poèmes. Il est encouragé par Frédéric MISTRAL à continuer. À la fin du Second empire, en 1868, il s’installe comme notaire à Villeneuve les Avignon, période pendant laquelle ses convictions républicaines s’affirment. Le 22 mai 1878, il épouse la nièce de Joseph ROUMANILLE. À Avignon, en 1879 il choisit de se faire nommer juge de paix et fréquente les cercles artistiques. Il devient l’ami du peintre Paul SAÏN qui laissera de lui divers portraits dont un, légué à la Mairie de Malemort.

 

Félix Gras écrivain

Après « la Carmagnole » en 1870 qui sera interdite, il sort « Li Carbonié » (les charbonniers) 1875, « Toloza » (Toulouse)1880, « Lou Roumancero Provençau » ( le Romancier Provençal) 1887, il écrit régulièrement dans « l’Armana Prouvençau » (l’Almanach provençal), il publie « Lou catéchisme dou bon félibre » ( le catéchisme du bon félibre)1890. Il fait partie du cercle étroit des auteurs  provençaux célèbres comme Alphonse DAUDET et participe aux réunions et fêtes du Félibrige. En  1891, après le décès de Joseph ROUMANILLE, il lui succède comme « capoulié du Félibrige», titre qu’il gardera jusqu’à sa mort en 1901. Il s’affirmera comme « Félibre Rouge ». Félix GRAS publie un recueil de contes et nouvelles « Li Papalino » (les Papes) 1891, son premier roman en prose, satyre sur le comportement de Clément V, premier pape en Avignon et de sa curie.

Il achève la rédaction de son roman historique « Li Rouge dóu Miejour » les Rouges du Midi en 1895, roman qui aura un très grand succès dès sa publication en 1896, et paraîtra en feuilleton dans le journal «  Le Temps ». Il sera traduit du provençal en français, en anglais et en suédois. Fort de ce succès Félix GRAS, consacrera les dix dernières années de sa vie à donner une suite au tome de « La Révolution » avec « La Terreur » et « la Terreur Blanche ». Il meurt le 4 mars 1901 à Avignon.

Les Rouges du Midi 

Ce roman historique a pour cadre la réalité, décrite à partir d’une documentation  minutieuse des événements régionaux et nationaux de la Révolution française, en particulier ceux d’Avignon et du Comtat, province qui ne sera véritablement touchée par le mouvement révolutionnaire qu’en 1790-1791 avec le rattachement à la France. Les personnages principaux sont issus du village de Malemort, des noms, des lieux du village et de notre campagne environnante sont cités dans le premier tome «La Révolution» et dans la partie finale de l’ouvrage «La Terreur Blanche». Dans un style facile à lire, à partir d’évènements vécus et très détaillés, événements que lui racontaient sa mère et ses grands-parents, des histoires entendues aux veillées pendant son enfance des derniers survivants de l’époque de la révolution, Félix GRAS bâtit une intrigue romanesque qui débute en 1791 lorsque le Comtat et Avignon sont en pleine guerre civile, déchirés entre les partisans avignonnais du rattachement à la France et les « loyalistes » de Carpentras.

Le héros du roman, Pascalet est témoin de la liesse populaire d’Avignon qui fête son rattachement à la France. Pascalet se laissera emporter par le bataillon des Marseillais vers Paris, après avoir fui le village de Malemort lui-même en plein trouble politique.

 

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

MALEMORT DU COMTAT

PATRIMOINE COMMUNAL

Pour nous joindre

Météo

Abonnez-vous à notre newsletter !

Restez en contact avec nous pour obtenir les dernières nouvelles.